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Marc Brunet

Soutenu par sa famille et son personnel, un chef d’entreprise visionnaire a rêvé de ce projet. A 61 ans, Marc Brunet, président d'Aventure en soliDaire, a déjà un passé sportif amateur assez long, même s’il ne participe que depuis quelques années à des compétitions.

Grand joggeur devant l’Eternel depuis plus de 30 ans, amateur de sensations fortes en VTT, et en vélo couché depuis 6 ans, il n’a pas hésité à se lancer dans l’aventure du marathon, du raid VTT, et du trail.

Sa dernière aventure date d'avril 2016 : le Marathon des Sables au Maroc.


BIOGRAPHIE express

61 ans, marié, père de 2 enfants (25 et 28 ans), et grand-père, il a toujours été engagé à différents niveaux dans la musique. Après une scolarité « classique », menée en parallèle avec des études musicales (piano, trompette, guitare, batterie, chant), il a exercé des responsabilités dans des associations de promotion de l’art et de la musique (magazines, concerts, séminaires). Il a également dirigé un festival de Gospel Music, de 1983 à 1993, qui réunissait 2000 à 3000 personnes à chaque édition. En 1984, avec son frère Jean-Luc, il a créé la société « Séphora, la musique de la Vie », dont il a été le directeur jusqu’en 2014.
Marc pratique le jogging, le trail, le VTT, et le vélo couché depuis de nombreuses années, et a démarré la “compétition” en 2004.
Il anime aussi régulièrement des conférences sur ses aventures (Diagonale des Fous, 6000km à vélo jusque Erevan, GR20, etc.) pour différents publics : association de voyage, festival, écoles, etc. (avec support audio-vidéo). Ces rencontres sont une occasion de partage d’expériences, de réflexion et de débat sur différents thèmes liés à ces aventures, et sur notre manière de vivre.

Interview (2011)

Depuis combien de temps fais-tu du sport ?
Mon intérêt pour le sport est arrivé assez tardivement. C’est en revenant de mon service militaire (1978) que j’ai continué à pratiquer un peu le jogging - ce doit être la seule chose intéressante que j’y ai retenu... Mais c’était de manière irrégulière, simplement pour me maintenir en forme : travailler dans un bureau à longueur de journée n’est pas ce qu’il y a de mieux pour la santé !  En 1991, les collaborateurs de mon entreprise m’ont offert un VTT pour mon anniversaire. 

Cela a été pour moi l’occasion de découvrir une autre manière de faire du sport : des temps de décompression et de réflexion, en se retrouvant immergé dans la nature, seul et parfois loin de tout. Ce n’était pas sans inquiéter mon épouse. Peut-être pas complètement à tort, puisque cela s’est terminé une fois à l’hôpital...

Et puis en 2004, je me suis dit qu’avant d’être trop vieux ce serait bien que je relève un défi, afin de voir ce que je valais. C’est ainsi que je me suis engagé à 50 ans dans la première compétition de course à pied de ma vie : un marathon à Nashville ! Depuis j’en ai fait d’autres, et j’ai ensuite bifurqué vers le trail et l’ultratrail (au-delà du marathon, plus de 42 kms). Un peu un retour aux sources dans l’ambiance de la pratique du VTT, plongé dans la nature et la montagne, pour redécouvrir la Création.

Pourquoi le Grand Raid de la Réunion en Octobre 2011?
Cette participation à la Diagonale des fous, je l’avais déjà envisagée en 2005. Mais pour des raisons médicales, j’avais dû malheureusement annuler mon inscription. Ce n’était probablement pas encore le moment. D’ailleurs il n’y avait pas eu concrètement d’annulation, car les organisateurs n’avaient jamais reçu cette inscription ! Un signe ?....

Je crois qu’en 2011, à 56 ans, il était temps pour moi de relever ce nouveau défi. Mais je ne voulais pas courir “bêtement”, simplement pour le plaisir. C’est pour cette raison que j’ai envisagé d’associer à ma course un projet humanitaire.

SoliDaire ?
Je connaissais déjà le SEL-Parrainage/Compassion, ayant déjà eu l’occasion de collaborer avec eux. Et le choix s’est porté sur le parrainage d’un enfant à Madagascar, parce que cette île est proche du lieu de la course.   Parrainer un enfant c’est l’aider à construire sa vie, lui donner un meilleur avenir. Nous avons le privilège, dans un pays comme la France, de vivre dans des conditions relativement faciles, avec de nombreux d’avantages. On l’oublie trop souvent, tellement on s’y habitue. Mais à quelques heures d’avion de chez nous, il y a des enfants et des familles qui n’ont pas la même chance. Il me semblait juste de donner du sens à mon projet en aidant ces populations. 

Qui est Tiavina ?
C’est une fillette d'une dizaine d'annnées, qui vit a Madagascar, dans la banlieue de la capitale, avec ses parents. Au début 2011, elle a perdu une partie de sa famille (ses 3 petits frères) qui se sont noyés en allant se laver au lac proche de chez eux après une crue. Son père est menuisier et cultive aussi le manioc, et sa mère vit de petits boulots. Tiavina est à l‘école maternelle, et elle aime bien chanter, jouer à cache-cache et à la dinette. Je souhaite réunir des fonds pour la soutenir, et pourvoir à ses besoins d’éducation et de santé jusqu’à la fin de sa scolarité. Le peu que nous pouvons faire peut avoir un impact inimaginable pour elle. 1€ par jour peut l’aider à changer de vie. Ce n’est pas un grand sacrifice pour nous, mais c’est une aide énorme pour les personnes vivant à Madagascar, où le salaire moyen est en-dessous de 50€/mois.

Comment se passe la préparation d’un tel projet ?
Il faut s’organiser pour prévoir dans son calendrier des séances d’entraînement tout au long de l’année. J’aime bien aller courir très tôt le matin, dans le noir en hiver, dans la fraicheur et le soleil levant en été, parfois sous la pluie (c’est drôle), souvent à jeun dès le lever. Mais les séances en montagne avec du dénivelé prennent plus de temps : il faut les programmer à l’avance et se nourrir auparavant. J’ai la chance d’habiter une région ou il y a énormément de possibilités, et c’est un privilège.

"Il a fallu à Marc, un petit grain de folie pour s’engager dans ce projet en dépit de ses responsabilités et même peut être de son âge. Mais qu’importe ce qu’en pense le spectateur ou même le supporter, il a un bon cœur qui tiendra le coup et qui veut surtout aller au-delà de l’effort physique qu’il faudra fournir. Un cœur qui veut aussi s’exprimer dans l’amour de l’autre et en particulier d’une petite malgache qui habite la banlieue de Tana. « Sache, Marc, que "Chaque goutte de sueur que tu pourras verser pendant cette course aura une valeur particulière pour la famille de Tiavina, dont les trois frères sont ont été victimes d’une noyade accidentelle l’an dernier".
Pascal Vermès
Ancien Directeur du parrainage d’enfants au S.E.L.