google-site-verification: google306c8b17ea233f46.html

VENDREDI

JOUR 3  : Moshi - Moshi

Le lendemain je me réveille dans un état semi conscient et je vois le jour à travers une moustiquaire. Je mets quelques minutes pour réaliser pleinement où je me trouve.  Je sors alors pour un jogging matinal, petit dérouillage après ce long voyage. J'aime beaucoup courir le matin, à jeun, quand la vie s'éveille. Les rencontres, les odeurs et le paysage ne sont pas les mêmes. Je me sens tout de suite à l’aise dans ces premiers contacts avec la vie Tanzanienne. J’aime l’Afrique. Et voilà que s’offre devant moi la première vision de ce géant qui nous défie à distance. Impressionnant.

Je croise des d'enfants qui vont à l'école, habillés en pull bleu et chemise. Beaucoup portent des morceaux de bois, sûrement pour le feu de cuisson du repas de midi, d'autres leur gourde d'eau. Plusieurs me saluent "Morning, Hello », et j'entends un nouveau mot : « Jambo » je suppose que c'est bonjour dans la langue locale.

Je suis surpris d'en voir certains vêtus d’anoraks ou de pulls, malgré la douce température. Il fait quand même 20 à 30° dans la journée. Mais avec la pluie qui est tombée ces derniers jours, le thermomètre a chuté, et ils ont froid…
Un peu plus tard, je vais ranger mes affaires, participer au briefing du Kiliman, et visiter un peu la ville de Moshi. 

En revenant, je vais remonter mon vélo, un peu démonté pour le voyage, et faire un petit tour pour le tester. Et là, c'est comme si je revivais. Cette sensation d'être sur ce vélo en Afrique, avec tous ces gens qui me saluent au passage, je me sens comme porté. Je ressens un bonheur intense à partir en voyage, et souvent quand je me m’allonge sur mon vélo, c’est comme un appel à partir, à m’éloigner du quotidien et à vivre une nouvelle aventure.  Je regrette presque de devoir attendre encore 10 jours avant de débuter mon périple en solo.