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RUSSIE


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PARCOURS global



Lundi 3 Septembre : Kerch
(Passage du détroit en ferry) - Anapa
119 kms / 7h09 / 490 m


Quand l'exemple vient d'en haut.

Dans un mois la vie aura repris son cours normal… Je ne préfère pas y penser, car le retour sera certainement difficile et nécessitera un temps d'adaptation, après avoir vécu pendant 2 mois et demi dehors, avec 5 sacs pour tout bagage… Mais il faudra se plonger directement dans les dossiers en cours.
Aujourd'hui, lever de nuit obligatoire. Il faut que je prenne le ferry pour passer le détroit entre la Mer d'Azov et la Mer Noire pour arriver en Russie. J'essaie de me coucher tôt, mais comme d'habitude ça ne marche pas… Vers 23h, extinction des feux. Et à 3h30, je suis réveillé. Je me lève juste pour voir mes emails, et je me relève définitivement à 4h25. Le temps de se préparer et d'avaler un petit quelque chose, et c'est parti. 5h00. Peu de monde dans les rues. J'ai équipé mon vélo des lumières, surtout que peu de temps après tout l'éclairage public s'arrête. Peu de circulation et c'est tant mieux. Après une quinzaine de kilomètres, me voilà à ce fameux port du bout de l'Ukraine, l'unique endroit pour passer de l'autre côté. Il y a déjà un peu de monde. Comme je suis en avance, et que le bateau part 1/2h plus tard que l'horaire annoncé, j'ai le temps. Je vais acheter mon billet et ensuite je prends un dernier petit déjeuner en Ukraine (Un thé, et friand / beignet salés - je pensais que c'était sucré).
Je m'étais garé avec les voitures, mais le policier m'envoie avec les piétons. Là on fait la queue pendant au moins 3/4h, et je reste le dernier. Je discute avec quelques autres passagers qui s'intéressent au vélo, dont un arménien. Maintenant, à chaque fois je montre le compteur pour qu'ils puissent lire le chiffre exact du kilométrage. Et ce sont à chaque des exclamations, des regards incrédules, ou des éclats de rire. Au fait, j'en suis à plus de 4500 kms. On va dépasser allègrement les 5000, et s'approcher des 6000.
Enfin c'est le contrôle. A chaque fois ils se mettent à 2 pour vérifier ma photo et me dévisager. C'est peut-être à cause de la barbe ?







Après une traversée d'environ une demi-heure, on accoste sur la fameuse Russie. Va-t-on me laisser passer ? J'ai rencontré plusieurs voyageurs à vélo qui se sont fait refouler. Mais ils n'avaient pas prévu le visa…
Même si c'est long, tout se passe bien. Après toutes les formalités, le jeune policier, qui était jusque-là très rigide et froid, comme son rôle le demande surement (mais je l'avais aussi retardé car je n'avais pas rempli de carte d'immigration - personne ne m'en avait donné), me dit, enfin décoincé, avec un léger sourire : "Welcome to Russia" -  "Thank you very much".
Et me voilà enfin dans le pays des Tsars. C'est vrai que j'ai à chaque fois une légère appréhension au passage de frontières, et particulièrement ici, car c'est un peu plus compliqué. C'est peut-être lié à toutes les fois ou j'ai eu des soucis aux frontières dans le passé (tiens, c'était à l'époque ou j'avais une barbe - avant mon mariage - et ou Schengen n'existait pas), Je dois aussi me faire enregistrer dans un service spécial sous 7 jours, sous peine d'avoir des problèmes à la sortie. L'ombre de la vieille URSS plane encore. Je m'imagine qu'ils vont me suivre pour voir ou je vais planter ma tente…
Et voilà mes premiers coups de pédales dans ce nouveau pays à découvrir. Pour l'instant ça ne change pas grand chose, je ne comprends toujours rien à la langue et aux écrits. Les routes sont longues et presque plates comme en Ukraine, avec d'immenses champs de chaque côté. Le train de marchandise qui passe pas loin de la route me fait sursauter par son klaxon puissant. Mais c'est pour moi ! Le conducteur me fait un grand salut !

                   La frontière russe

                    Premier petit déjeuner en Russie

Quelques heures plus tard, je vois une station service avec le sigle internet. Même s'il n'y a pas d'urgence, je m'arrête, c'est l'occasion. Je demande à la caisse mais apparemment ça ne fonctionne pas. Je fais le tour de la boutique et cherche une boisson fraiche. La patronne vient me voir et me dirige vers les frigos. J'essaie d'attraper une canette un peu bloquée, et là la patronne me prend la main et m'emmène - ou plutôt me tire - vers les "coulisses" et m'emmène dans son bureau. Je n'ai pas le choix, et je me demande ce qu'il se passe. Et elle me met devant son écran, en me demandant ce que je veux voir sur internet. Je lui dit qu'il n'y a pas d'urgence. La caissière arrive par derrière et me tend ma canette. Et tout cela avec le sourire. C'est la première fois que je vois un tel service. J'aimerais bien travailler dans cette station, avec une patronne comme elle. Toutes les caissières ont l'air souriantes, et quand je pars c'est un grand au-revoir. Cette femme doit être un exemple pour elles, et ça se sent. Je repars encore étonné d'un tel accueil. Les russes sont-elles toutes comme cela ?

Un peu plus tard sur la route je vois au loin des vélos, et ils me semblent qu'ils sont chargés comme presque comme le mien. Mais oui ! En haut d'une côte je les rattrape. C'est la première fois depuis de longues semaines (sûrement depuis la Roumanie) que je trouve des voyageurs dans le même sens que moi. J'en ai croisé 3 autres en sens contraire. Ce n'est pas beaucoup depuis des semaines.
Je m'arrête et on discute un peu. Ils sont de l'Oural, et sont partis à vélo de Savastopol pour arriver à Anapa, ma ville étape de ce soir, ou pour eux se termine leur périple.

(Désolé pour ce tee-shirt jaune sur toutes les photos. Mais sur les routes fréquentées c'est quand même mieux pour être vu. Merci à l'équipe sportive de la ville de Valence)

Tout doucement, après plus de 100 kms, j'arrive à l'adresse prévue pour la nuit. Un couple ami des amis de la veille. C'est la saison estivale, et ils sont chez les parents du mari, qui tiennent une sorte de "gite" en ville. Ils m'accueillent avec joie dans une de leurs chambres. Leur maison est quasiment au centre de cette ville balnéaire, apparemment très visitée l'été pour ses plages. 


J'ai trouvé l'adresse directement sans rien demander, juste en ayant regardé un peu sur internet la veille. Mes hôtes sont toujours surpris du fait que j'arrive à rejoindre une adresse comme ça, sans plan et ne connaissant pas la langue. Et sans GPS.

Ils me servent à manger et je vais ensuite faire un petit tour, pour essayer de trouver une connexion. Je m'installe dans un café très sympathique, discute avec un jeune qui parle anglais, et ensuite avec le jeune patron pour leur expliquer mon projet. Il me donne sa carte et me dit que si j'ai le moindre problème, ou question, je l'appelle. Leur chocolat chaud est exquis. Cela fait longtemps que j'en n'ai pas bu un aussi bon. Par contre la viennoiserie à la cannelle, c'est pas le top. Toutes leurs viennoiseries, quand il y en a, en général c'est plutôt industriel et bourratif (le pain aussi).

C'était ma première journée en Russie. "Welcome to Russia".
Mais je sens déjà l'odeur des baklavas, beureks et bakchichs qui m'attentent dans le pays promis. 



Mardi 4 Septembre  :  Anapa - Gelendjik

101 kms / 6h22 / 760 m

Difficile de prendre congé de mes nouveaux amis. Avec ses quelques mots d'anglais, j'arrive à comprendre leur histoire au travers du récit de l'épouse. Mariés depuis quelques années, ils ont divorcé il y a 6 ans, suite à la situation du mari, rongé par la drogue et l'alcool. Mais ce colosse russe a vécu ensuite une sorte de "miracle". Il a été complètement libéré ce qui avait "pourri" sa vie. Du coup ils se sont remariés, et attendent maintenant leur 3eme enfant.




Avant de partir ils téléphonent à leurs amis sur la route pour qu'il puissent m'accueillir le soir, et me glissent un énorme sac de raisins dans mes bagages. Moi qui croyais que la Russie serait l'endroit ou j'allais utiliser le plus ma tente, et bien c'est le contraire. Les amis, des amis, des amis,… De jour en jour, ils se font passer la nouvelle et je suis accueilli. Incroyable.

Petit arrêt pour grignoter quelque chose. Après plusieurs tentatives pour comprendre, la serveuse abandonne, car je ne comprends rien à la carte. Soit je reste et je commande n'importe quoi, soit il faut trouver une autre solution. Je vais voir les deux jeunes filles attablés à côté, mais elles ne parlent pas anglais non plus. On arrive quand même à définir que je souhaite avoir un peu de viande et de pommes de terre. Je me demande ce qui va arriver dans mon assiette. Et bien ce sera des frites, quand même un peu grasses, et j'ai l'impression que l'huile a déjà vécu…
Ce sera un arrêt prolongé.



On m'avait parlé du parcours jusqu'à Anapa. Première partie facile jusqu'à Novorossiysk, et ensuite virages et montées. Mais ce sera un peu le contraire. Une très grosse côte avant d'arriver dans ce fameux port, avec tous les semis-remorques (recyclés de France, les logos des sociétés sont restés sur les bâches) et ensuite des virages mais pas trop de dénivelé. Moi qui m'était préparé au pire… Je ne perds rien pour attendre. Juste avant d'arriver sur la ville, une voiture arrivant en face fait rebondir un cailloux qui m'atteint à la taille. Plus de peur que de mal.



J'arrive chez les amis des amis, ou plutôt à leur bureau, à la nuit tombante. Comme j'ai un peu de mal à trouver le bon numéro, j'écoute. Et j'entends la musique d'un air que je connais. Je suis sûr, c'est la bonne adresse. Des musiciens sont en train de répéter, et je me joins à eux en attendant que l'on viennent me récupérer.
Et une première question à peine les salutations terminées "Tu restes combien de temps  ? "  !!



Bonne nuit. Pour la suite on verra demain.


Mercredi 5 Septembre : Gelendjik


Après une soirée sympathique avec les parents et les deux garçons de 15 et 18 ans (David et Zacharie), ou l'on a essayé de communiquer parfois par traduction automatique sur internet,  c'est un coucher tardif ou plutôt de bonne heure… Au petit déjeuner, madame me propose de la soupe. Celle d'hier soir était très bonne (j'en ai repris 3 fois), mais à 8h du matin, ce n'est pas trop dans mes habitudes. Ils ne mangent pas beaucoup de sucré, c'est plutôt, oeufs, charcuterie, éventuellement fromage et gâteaux secs. Ce matin j'ai droit à un fromage particulier : il est artisanal, naturel et de plus fait par un arménien. Donc il ne peut être que bon.





Mon ami Sacha me passe au téléphone une voix féminine qui parle anglais. Et elle me demande ce que je vais faire aujourd'hui. Eh bien normalement je reprends mon vélo sur les routes de Russie. Mais apparemment ils m'invitent à rester encore, et à participer à une rencontre d'amis ce soir ou ils souhaitent que j'intervienne. Devant tant de sollicitude, je ne peux que répondre oui. Il a l'air vraiment très enchanté et honoré que je reste.

Pendant qu'il part emmener sa femme au travail, j'entends des vrombissements énormes. Je me dit, ça y est, les hostilités vont reprendre avec la Russie. Les Migs sont de sortie, comme ceux qui ont bombardé le camp français en Côte d'ivoire quand je me suis retrouvé bloqué là-bas. Une aventure de plus ? Je me penche à la fenêtre et voit effectivement des avions en formation serrée. Les russes ont vraiment le sens de l'accueil : comme ils savaient que je venais, ces amis m'ont même préparé un show aérien pour moi ce matin, devant ma fenêtre, et en plus je suis dans un immeuble en hauteur. Formidable.







Pour midi nous sortons déjeuner au fast-food local. Frites et viande en brochette. Comme hier midi. Il y a souvent des oignons. Je finis mon assiette, et Anna me tend la sienne qu'elle ne veut pas. Donc double portion que je termine sans problème. Au fait, le verdict de la balance (c'était dans un parc public à Chisnau), c'est 5 kilos de moins.
Ensuite Sacha nous confie à un jeune couple qui nous emmène pour une balade sur le front de mer, qui fait des kilomètres. une vraie ambiance de ville à touristes. Tout y est. Les souvenirs horribles, les ballons pour les enfants, la plage en bas avec les cours de fitness pour celles qui ont des kilos en trop, devant tout le monde, les musiciens, les rabatteurs pour les sorties en 4x4, etc.
Mais la vue est magnifique, le parcours ombragé, et on a droit à la suite des répétitions du show aérien.

Un peu plus tard nous allons tous à la soirée prévue, où je présente mon voyage et ses objectifs, et je chante même un morceau en français. Retour à la maison après 23h30, où le repas nous attend. D'habitude, je ne mange jamais à ces heures-ci, car j'ai du mal à digérer. Mais il faut faire des réserves. Ca tombe bien, c'est un riz pilaf. 
Je n'ai jamais mangé comme je le fais en ce moment. Je mets de la crème dans la soupe, au moins 3-4 cuillères de sucre dans mon thé, je mange même parfois le gras de la viande, et je ne perds pas une miette. On ne sait jamais quand sera le prochain repas, et de quoi il sera fait. 



                   Mon interprète pour la journée, à droite (Anna). Elle va partir rejoindre Tim Paton au Cambodge pour l'aider dans son  travail humanitaire parmi les enfants.



                    Une méthode particulière de vendre des pommes de terre...






                   Mon hôte Sacha


Jeudi 6 Septembre : Gelendjik - Arkhipo Osipovka
56 kms / 3h27 / 495 m

Je me prépare moralement et physiquement à une journée difficile et longue. Ces montagnes que l'on me promet depuis des jours. Ce matin au petit-déjeuner c'est un genre de pain-perdu.





J'attendrais jusque 13h que l'on vienne me récupérer pour aller chercher mon vélo. Et avant de partir, Sacha me donne l'adresse de mon prochain "hôtel" : ce sera un de ses amis à 50 kms de là qui va m'accueillir. Je ne l'avais pas prévu, car Sochi c'est encore loin. Décidément, la tente va commencer à sentir le moisi. 

Mais je crois que je n'ai pas le choix. Donc je pars tranquillement pour cette étape. J'attends les montagnes. Il n'y aura pas grand chose, seulement 495 m de dénivelé, et pas trop dur. 

Dans une descente en pleine forêt, je vois sur la droite tout un tas de boutiques souvenirs et un restaurant. En dernière minute, je décide de m'arrêter. Ce sera en même temps la pause déjeuner (il est 15h) avec la grosse portion de riz pilaf que la femme de Sacha a glissé dans ma sacoche.

Après l'attroupement d'usage, une commerçante vient vers moi spontanément et me donne un énorme sac de fruits avec un grand sourire ! Je m'installe un peu plus loin, et un africain s'approche. "Vous êtes français ?" Entendre parler français ici, c'est exceptionnel. On discute un moment, il m'offre une boisson et il m'emmène vers ses camarades. Achille est étudiant depuis 6 ans à Moscou, et se fait un peu d'argent avec les touristes pendant l'été, avec un décor de trône pour les photos. Son père est pasteur à Douala, et son ami vient de Toulouse.
Il m'emmène un peu plus loin ou un autre "animateur pour touriste" me prend en charge gratuitement. Voyez le résultat…






Après cette pause, avec encore ces rencontres imprévisibles, direction Arkhipo pour la soirée. Je cherche la rue. Je vois un panneau et je me dis que ce doit être celle-là. Je demande à un enfant, qui a l'air de me dire oui. Je redemande un peu plus loin à des adultes, qui m'indiquent une autre rue. J'y vais. Mais pas le bon numéro. Je redemande. On m'indique la première rue que j'avais trouvée. Vous voyez, je commence même à me retrouver tout seul avec les noms en russe !!!

Et je me retrouve encore dans une soirée sympathique, avec collation et musique. Je suis mis à contribution.

Aujourd'hui, je n'ai pas l'impression d'avoir roulé. Peut-être le rythme moins chargé de ces derniers jours.




                     Avec un ami arménien russe



Vendredi 7 Septembre : Arkhipo Osipovka - Doma Opdhika
56 + 20 kms /  4h 53  / 710 m    (total 4769 kms)

Après une nuit tranquille, sans bruit de voitures et dans le calme, je me réveille assez tôt (vers 6h00). En attendant le petit-déjeuner je pars donc à la plage, distante d'environ 1-2 kms, histoire de voir s'il y a quelques photos à faire. Il ne fait pas très chaud. Il y a déjà du monde, et même certains se baignent. 







De retour au logement, je vois Sergey en train de préparer un quantité astronomique de crêpes. Ce matin ce sera oeufs durs (7 pour 2…), crêpes, thé, banane. Je crois que dans le souci de faire des réserves, j'ai un peu trop forcé sur la quantité. Je me sens un peu lourd au démarrage.



Au bout de 10 kms tranquilles, je vois sur la gauche une indication pour la visite d'une forêt. Après une petite hésitation, je pose le vélo et vais faire un tour. Quel bonheur ! Ca fait du bien de retrouver immergé au milieu de la nature, loin des voitures et du bruit. Quelle halte rafraichissante et reposante; je ne regrette pas le choix. Si j'avais eu mes chaussures de trail, je serais bien allé faire un tour.





Quand je repars, en rangeant mon appareil photo, je me rends compte que j'ai oublié le pied… Donc retour à la case départ, soit 20 kms de plus aller-retour. Heureusement que je me suis arrêté à cet endroit, sinon, je ne m'en serais pas rendu compte et j'aurais été beaucoup plus loin.

Dans l'après midi, je suis en train de faire une pointe à 70 km/h dans une descente quand je ressent une douleur aiguë dans la fesse gauche. Je m'arrête un peu plus loin et me rends compte (difficilement quand même…) qu'il y a une une grosse plaque rouge. Probablement une piqure d'insecte. Un mauvais quand d'heure à passer. Ce sera quand même un peu douloureux jusque tard dans la soirée.

Quelques heures plus tard, je ne me sens pas très bien. Je me demande si ce n'est pas cette piqure qui fait son effet.

Un peu plus loin sur la route, je m'arrête auprès d'un motard, un vrai en Harley qui attend un ami, qui m'a interpellé. Il vit à Sochi, et est originaire de Lituanie. Il me donne quelques infos pour la suite de la route, et me déconseille la portion à partir de Touapse. La route n'arrête pas de monter et descendre, des virages, mais surtout elle n'est pas large, très dégradée et avec beaucoup de camions. Je crois que je vais essayer de l'éviter.




Après quelques hésitations, je trouve un endroit pour la nuit, très isolé de la vue, mais pas loin des habitations. Je m'installe et me fait dévorer par les moustiques russes, même au travers des vêtements.

Au menu ce soir ce sera riz au fromage avec tomates, et compote maison. C'est la première fois que je prends autant de temps pour "cuisiner" un peu. J'ai un stock de pommes à utiliser, entre celles d'hier, et le sac qui m'a été donné ce matin en partant. Donc compote de pommes, bananes et poires, avec des amandes.






Et vers 20h j'e entends de la musique. Probablement un karaoké, ambiance mariage ou anniversaire. Ce doit être le camping ou le centre de vacances du coin. Il y en a tout le long de la route. Pour la tranquillité, c'est raté… Ca va durer jusque 23h00.


Samedi 8 Septembre : Doma Opdhika - Sochi
41 kms  + 115 kms / 3h 29 / 350 m

Réveillé tôt…. 3h30. Je ne me sens pas bien. Comme le 16 août en Roumanie. Problèmes digestifs. Je ne sais pas si c'est aussi dû à la piqure. Mais je vais rester plus ou moins réveillé jusqu'au matin. De toute façon, à 7h45 l'animation musicale reprend. Pas de répit pour les amateurs de fitness.

Je ne peux rien avaler. Après le rangement du camp, je me mets en route, et c'est décidé : je ne finirais pas la route à vélo. Je vais prendre le train jusqu'à Sochi. Je l'avais déjà d'ailleurs repéré sur la carte. Je crois que j'ai de bonnes raisons d'en arriver là  :

- Les indications sur la route à venir ne sont pas réjouissantes, surtout avec les camions. Il y en a encore un qui ma frôlé hier.
- L'idée de faire cette nouvelle expérience du train en Russie m'avait déjà effleuré l'esprit, avant d'avoir eu ces autres raisons.
- Et mon état de santé aujourd'hui ne me permet pas d'envisager cette étape difficile, d'autant plus que j'ai "perdu" 20 kms hier. Je  ne vais pas jouer les héros et me tuer la santé.

Donc direction Touapse. Sur la route un cycliste s'arrête, il rentre de son travail. Et lui aussi me parle de cette fameuse route dans le même sens. Ca confirme mon choix. Mais en attendant je suis obligé de faire plusieurs arrêts pour me reposer quelques minutes.


Après après trouvé la gare à Touapse, je vois que j'ai un train qui part dans 40 ' Quelle coordination !
Mais rien n'est prévu pour les vélos… Heureusement je trouverais un peu d'aide pour monter les escaliers. Mais pour ce qui est de circuler dans la gare, chacun fait ce qu'il veut au milieu des trains qui circulent...





Je vais me trainer comme une loque toute l'après-midi dans le train, à moitié endormi sur mon siège, même pas la motivation de prendre des photos. Quand même à un moment je me force à me lever. Ce serait dommage de ne pas avoir de souvenirs. Moi qui me réjouissait de ce parcours le long de la mer, c'est raté. En effet, la ligne de chemin de fer passe quasiment tout le long à 50 m de la Mer Noire  desservant un nombre impression de petites plages, certaines non accessibles par la route. Et il y a du monde.





Arrivée à Sochi, un chantier à ciel ouvert en raison des jeux olympiques d'hiver de 2014. Le travail, c'est jour et nuit, dimanches compris…  J'aurais un peu de mal à trouver l'adresse, mais je vais y arriver quand même après au moins 1h30 d'errance dans la ville. Je l'avais envisagé, d'autant plus que ce n'est pas plat…  Je l'avais repérée sur une carte sur internet, mais les indications n'étaient pas bonnes...


                    Et là, comment on fait ?...


Dimanche 9 Septembre : Sochi
Repos

Une journée bienvenue. Pas encore remis de la journée d'hier.
Visite chez les Arméniens de Sochi.
Je prends le bateau demain soir pour la Turquie (Trabzon). 11-12h de "croisière" pour le vélo-couchette, Foxy et moi.












Lundi 10 Septembre : Sochi
Repos / Bateau pour la Turquie

Formalités d'enregistrement auprès des autorités russes. Balade en ville et longue attente au port avant embarquement.



                    Et il faut même parfois pousser la voiture pour démarrer...


                    Mon logement du week-end




                    Mon logement de la nuit










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