google-site-verification: google306c8b17ea233f46.html

UKRAINE

Pour voir l'itinéraire :
PARCOURS global


Mercredi  22  Août : Odessa - Illichivka
20 kms / 1h43 / 80 m

Une chambre de 2x2
Visite de la ville
Enfin la Mer Noire





Jeudi  23  Août :  Illichivka -  Mykolaiv
125 kms / 6h37 / 450 m


Des routes droites et pas intéressantes, avec la circulation d'une nationale…
Ca risque d'être 4 jours comme ça



C'était le seul changement dans le paysage sur la route...


Arrêt dans une station pour le plein (réchaud et wifi)

Vendredi  24  Août : Mykolaiv - Radensk
119 kms / 6h39 / 360 m

Je suis en Ukraine jusqu'à la fin du mois, je dois attendre la validité de mon visa pour la Russie (1er septembre). Je vais donc faire un tour en Crimée, ce qui n'était pas prévu. Quelques kilomètres de plus…


Samedi  25 Août : Radensk - Illinkha
138 kms / 7h36 / 90 m


Le bivouac de la veille dans une forêt qui a brulé (sol en sable).


J'essaie de voir s'il y a des alternatives à la grande route. Non, apparemment, ou oui, mais cela prendrait des jours supplémentaires et une carte beaucoup plus détaillée pour ne pas se perdre. 
Depuis que j'ai acheté une carte d'Ukraine (ça peut servir…), j'ai essayé de me repérer avec les noms, mais c'était parfois un peu difficile. Je viens de comprendre que les villes s'écrivent de 3 manières différentes : sur la carte, sur les panneaux et parfois le nom phonétique ou international je suppose. Une fois que l'on a saisi cette donnée, cela va beaucoup mieux. Mais de toute façon les panneaux de direction sont en nombre limité, donc il faut être attentif.


Je m'arrête dans un des rares village, et je déguste mon yaourt assis devant le magasin. Petit attroupement, et une petite jeune fille vient s'asseoir tout près de moi, et me pose quelques questions dans un anglais approximatif. Peut-être elle cherche à se caser ??
Tout est sale de long des routes, tout le monde jette tout ce qui l'encombre.

                   Remorque  renversée au bord de la route avec au moins 200 ruches...


Dans l'après-midi je me fais arrêter par un attroupement au bord de la route. Ce sont des italiens en vacances qui m'ont repéré, et ils parlent français. Nous passons un petit moment à bavarder, et ils m'évoquent leur arnaque par les douaniers de la Transnistrie (tiens, eux aussi ?), pays non reconnu autoproclamé indépendant et réclamé par la Moldavie.
On discute un moment, et il y a aussi là une anglais en voyage à vélo. Elle va aussi en Crimée. Mais pour elle c'est hôtel tous les soirs. C'est le deuxième cyclotouriste que je rencontre depuis la Roumanie.

A chaque fois que j'explique que je passe en Russie, la plupart du temps tout le monde est surpris que j'ai un visa, surtout en voyage itinérant comme ça.

                   Rencontres au bord de la route

                   Vendeurs de miel tout au long de cette route

Sur cette longue route, j'avais prévu de m'arrêter manger quelques chose. Mais voilà, il n'y a plus rien à l'horizon. Vers les 16h, enfin un gros village. Je m'arrête au premier restau style routier que je vois. Carte en russe. Je ne comprends rien et personne ne parle anglais, ni français. Ca va être un peu compliqué. Finalement la cuisinière arrive avec un bol de soupe (c'est le plat populaire ici, ainsi qu'en Roumanie et Moldavie), et je lui dis ok. Ce sera donc un bol de soupe au choux, du pain, et une boisson. Pour 2 euros. Tant pis pour les pâtes ou pommes de terre.
Mais la route n'est pas finie. Arrive l'heure de faire le plein. Je m'arrête dans une station et demande de l'eau. Un automobiliste arrêté comprend de suite et sort immédiat une bouteille neuve de son coffre et me la tend. Sympa. Je lui dit que j'ai besoin aussi d'eau pour me laver et je vais vers les toilettes. Il me tend aussitôt une autre bouteille d'eau non potable avec un grand sourire. Je crois que c'est le premier ukrainien que je rencontre autant attentionné et sympa.

Un silo impressionnant - 2-300 m de long - on reconnait le style...


Au bout de 135 kms, je vois un petit chemin et vais inspecter les lieux. Bof, pas terrible comme bivouac. Je continue et j'arrive vers un petit village. Je vois sur la droite des bâtiments désaffectés et me dirige vers cet endroit. C'est un peu abrité, mais sale. je trouve quand même un endroit à peu près correct. Il faut que je me dépêche, la nuit tombe. je viens de réaliser que les jours raccourcissent et c'est pour ça que le soir je me fais avoir avec les horaires. 
N'étant pas pleinement convaincu, je vois une butte un peu plus loin et décide d'aller voir. Je m'y rends en courant. Arrivé en haut, je constate que c'est une espèce de bassin de rétention, vide, et inutilisé depuis des années. Voilà l'endroit rêvé : abrité un peu du vent, caché à la vue du village, et protégé du bruit de la route. Ca m'a pris 5mn de plus, mais ça va changer mon confort pour cette nuit.
Nous sommes parfois face à des situations ou dossiers pour lesquels la solution est préparée. Mais parfois il suffit d'un petit détail supplémentaire, un petit changement, et le résultat peut être nettement différent. Il faut oser faire le pas supplémentaire, se laisser guider et suivre son intuition. J'aurais pu m'installer derrière cette baraque en ruine servant de dépotoir, mais 100m plus loin il y avait un endroit préparé qui m'attendais. J'aurais vraiment regretté ce choix.

Je vais simplement déranger les moustiques du secteur. Pour la deuxième fois, ils se sont acharnés sur moi. 
J'aurais voulu rester un moment dehors à contempler le ciel étoilé magnifique, sans un nuage, sans pollution de lumière, mais ces petites bestioles ont eu raison de moi. Mon sang est trop tentant pour eux, tellement renouvellé tous les jours...


Dimanche  26 Août : Radensk - Simferopol
119 kms / 6h36 / 420 m

Comme je suis un peu en avance, je vais faire le tour de la Crimée. Ce nom évoque pour moi de vagues réminiscences historiques et touristiques. Mais si on m'avait demandé de la situer, je crois que j'en aurais été incapable. La géographie, c'est comme les langues, il faut la pratiquer sur le terrain. C'est très formateur.

Mais ce détour de 200 kms va être particulier, dans le sens ou c'est très montagneux. 



                   La lessive au bord de la route dans une petite rivière (ou un grand caniveau ??)







Le repas du soir



Lundi  27 Août : Simferopol - Sevastopol
83 kms / 5h28 / 540 m

                   Petit déjeuner de l'hôtel - J'étais le seul client….

Entrée de l'hôtel. C'est un garage de voiture au rez-de-chaussée.




                   Sur la route de la Crimée, des cigognes


                    Sevastopol

Mardi 28 Août : Sevastopol - Koreiz
62 kms / 4h35 / 830 m

Une journée particulière.

J'avais choisi mon lieu de bivouac dans une vigne. Vers 7h j'entends un tracteur, et je vois les vendangeurs arriver au loin. Je me dis qu'il ne faut pas trainer dans les parages trop longtemps. Le temps est couvert.






J'attaque donc une première journée dans les montagnes, dans cette région qui est la côte d'Azur de l'Ukraine. D'ailleurs il y a beaucoup d'étrangers (Russes, Bielorusses, etc.). Ce n'est pas très haut, mais ça ne fait que monter et descendre. Dans la matinée mon moral est en baisse. Pourquoi j'ai choisi de faire ce détour, quand je vois tout ce qui est devant moi à grimper  ? Alors que j'aurais pu tranquillement partir sur le circuit prévu, sans difficultés. C'est mon choix, donc il faut que j'assume. Ce n'est pas que c'est difficile, ou très éprouvant, mais c'est long des montées à 5-6 km/h avec un vélo de 50 kgs. Quelques gouttes de pluie commencent à tomber, et les orages se défoulent dans les montagnes toutes proches. 


Lors d'une averse un peu plus violente que les autres, je décide de m'abriter sous un arrêt de bus. Là je rencontre un couple biélorusse avec qui nous discutons. Très sympathique. Il est photographe, et elle parle anglais. Ce sera mon rayon de soleil de la matinée, qui va me rebooster pour la suite. Comme quoi une simple rencontre peut faire du bien. J'espère que je pourrais être aussi à mon tour procurer des moments utiles à d'autres.

Je décide de quitter cette route, vraiment trop fréquentée, pour passer par la plus petite route longeant la cote, puisqu'il y en a une maintenant jusqu'à Yalta. Elle passe par tous les petits villages ou les hordes de touristes en vacances se baladent bardés de bouées, serviettes, etc. On se croirait à Palavas-les-flots.  Vous voyez le style. Mais ça ne va pas durer longtemps. Une nouvelle averse plus forte que les autres démarre. Et ça devient le déluge. J'en profite pour m'abriter devant un magasin. Un jeune vendeur du stand primeur en face vient discuter, et prend la photo. Je vais le voir ensuite pour acheter quelques fruits, mais refuse le paiment !

Une accalmie (mais toujours des gouttes tombent). Je repars. J'arrive dans un autre village très fréquenté, sous la pluie. Là je décide m'arrêter manger quelque chose en attendant. Après avoir vu 2 "restaurants", mon choix se porte sur celui au bord de la route d'où je peux surveiller mon vélo. Je m'installe sur des banquettes (pour être couché) qui servent de siège pour une partie de la salle. Nouvelle expérience. Après discussion avec le sympathique serveur, sur la carte à laquelle je ne comprends rien, je lui fais confiance pour le choix. 2 espèces de friands à la viande arrivent. Je lui demande aussi une soupe. Pendant ce temps au dehors, c'est le déluge, la tempête. j'ai bien fait de m'arrêter. 


Mais le temps passe il commence à faire nuit et je n'ai rien pour ce soir. J'en avais parlé avec quelqu'un avant de m'installer (un rabatteur du restaurant ? Il était venu me chercher avec son parapluie au milieu du village avant que j'arrive à cet endroit), et me fait rencontrer une dame qui me propose une chambre à 30 $. Je m'entends lui dire "non, c'est trop cher". 




Je demande alors au serveur si je peux rester dans le restaurant sur la banquette pour la nuit. Il me dit que c'est possible, mais pas avant 1h du matin, heure de fermeture.

Je fais un petit tour dans le village, et finalement j'accepte sa proposition. Je veux vivre cette nouvelle expérience sur les banquettes du restaurant. Et puis je me dis que comme cela j'aurais 4h devant moi pour mettre à jour le blog…

Mais le personnel m'invite à sa table pour boire le thé. Ensuite ce sera les petits gâteaux. Je parage une plaque de chocolat que j'avais achetée. On essaie de discuter, avec leur dizaine de mots en anglais, les gestes, les chiffres. Ambiance sympathique. Je montre les photos de la famille. Exclamations d'admiration devant la photo de Françoise et des petits enfants.


Ensuite tout le monde part, sauf le serveur, qui me passe son ami au téléphone qui parle anglais. Il me dit qu'ils vont fermer à 23h. De toute façon, il n'y a plus de clients, avec le temps qu'il fait. A un moment, un mini tornade passe. Ca dure peut-être 30 secondes, mais c'est vraiment violent. Le restaurant est ouvert sur 3 cotés… Ca décoiffe.

Ensuite le serveur, avec son ami taximan, me propose de jouer aux dominos. On passera le temps ainsi jusqu'à 23h. Tant pis pour le blog. Vous comprenez pourquoi il n'est pas à jour ? Et le soir, si je suis dans ma tente, je n'ai plus souvent le courage de me mettre à écrire. Le matin le réveil est plus lent. La fatigue se fait sentir.

Donc je m'installe sur une banquette, et là je comprends que le serveur et le chauffeur dorment également sur les banquettes. Je pense que pour eux c'est habituel, probablement pour la saison.

Mais le vent souffle énormément (pire que le mistral). Jusqu'à 4h du matin, je ne vais pratiquement pas dormir. Ensuite je décide mettre des boules quies. Ca ira mieux.


Le matin, le soleil brille et le vent est quasiment tombé ! Quelle nuit !

Mais je suis heureux d'avoir vécu cette expérience immergé dans la vie d'un serveur de saison d'une station côtière de la Crimée. Et je suis plein d'entrain pour cette nouvelle journée montagneuse.


Mercredi 29 Août : Koreiz - Semydvirya
65 kms / 5h28 / 1220 m

Les conséquences de la mini-tornade à 100m du restaurant le matin





                    Avec le serveur devant son restaurant




                    Sur le front de mer de Yalta






                   Attroupement devant le vélo pour photos, films, etc. !




Jeudi 30 Août : Semydvirya - Sudak
76 kms / 6h12 /  1450 m 



                   Bivouac magnifique sur les hauteurs, dominant la Mer Noire







                   La route n'arrête pas de tourner, de monter, de descendre...

                  Des polonais aussi fous que moi, sous 35°






Vendredi 31 Août : Sudak - Koktebel
41kms / 3h20 / 600 m







                   Soirée imprévue au festival de Jazz de Koktebel sur la plage





Samedi 1er Septembre : Koktebel - Kerch
122 kms / 8h04 / 570 m




                   Sur les plages c'est la vente de poissons séchés...

                   C'est loin la Russie ???





                   Arrivée à Kerch, le point extrême de l'Ukraine, après une longue journée éprouvante, avec beaucoup de vent (pas dans le bon sens…) . Une ville qui s'étale sur 40 kms le long de la côte



Dimanche 2 Septembre : Kerch
Jour de repos (enfin…)

Je suis accueilli chez un couple sympathique (Ivan & Liz) qui me préparent des bons petits plats.
Je resterai finalement encore le soir, ce qui n'était pas prévu. Je prendrais le premier ferry demain matin pour passer en Russie.







« MODALVIE LE VOYAGE FRANCE ARMENIE RUSSIE »