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SUISSE

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27 Juillet (déjà une semaine ? incroyable) : Bâle - Rumikon
87 kms / 5h20 / 310 m 

Malgré ce qui semblait une opération de routine, la sortie de Bâle va être un peu compliquée. Mais avant de quitter cette ville définitivement, il faut que je m'acquitte de mon devoir : les premières cartes postales à envoyer. Vous vous souvenez ? Pour 10€, vous pouvez acheter une carte postale et je vous l'envoie du pays que vous choisissez. Etant à la déjà à la frontière sans avoir pu poster les cartes, je les confie à un couple sur la route (elles sont bien arrivées…).
Un peu plus tard  je découvrirais que je vais alterner toute la journée Suisse / Allemagne, de part et d'autre du Rhin. Heureusement il y a Schengen.


Pendant mes errances (mais rassurez-vous, même si je ne suis pas complètement sûr de la route, je suis sûr de la direction), je croise un VTTiste et lui demande le chemin. il me dit "Suis-moi" OK. Mais je n'ai pas de VTT moi !! On passe dans la forêt, dans les petits chemins, etc. Il faut s'accrocher ! A un moment il me dit de continuer : il est arrivé chez lui.

Il y a de plus en plus de cyclotouristes, et je médite sur une question diplomatiquement sensible. J'avais commencé à saluer en les croisant, mais peu de réponses. Alors j'attends que ceux qui viennent en face commencent d'abord. Peu d'initiatives aussi. Pourtant il me semblent que quelques un hochent la tête, timidement. Deux solutions :

- Soit c'est la légendaire discrétion helvète qui transparait
- Soit c'est une pure coïncidence. Le petit hochement de tête doit être provoqué par une aspérité de la route à cet endroit. 

Mais très peu de grands saluts, comme parfois en France.

Arrivé dans la ville de Radolfzell am Bodensee, je fais un petit tour par le centre. Je m'arrête au milieu d'une place, et en général ça ne manque pas, il y a toujours quelqu'un qui arrive avec ses questions. Je vois m'approcher un homme d'une soixantaine d'années, avec des béquilles, les yeux pétillants de joie. Il commence à me parler en français. C'est un allemand qui a vécu 6 ans en Bretagne. S'il le pouvait, il souhaiterait vraiment retourner vivre en France. Et il commence à me raconter ses histoires de voyage à vélo : Istanbul, Bali. Son visage s'illumine et il est enchanté de m'avoir rencontré. Ca lui rappelle sa jeunesse (mais il a juste quelques années de plus que moi… qui est vieux ?). "Et qu'est-ce que tu fais ce soir ? - Je cherche un coin tranquille" Il me donne des conseils pour sortir de la ville et trouver un coin agréable pour planter la tente. Sans plus. Mais on se sépare heureux de cette rencontre. Une autre dame arrive et me donne 5€ pour le projet en Arménie.

En continuant ma route, je trouve, caché derrière un champ de maïs, une petit terrain tranquille à 20 m du Rhin. Vue sur les bateaux qui passent. Mais aussi en compagnie des moustiques. Dans la nuit, un gros orage passe par là. 


28 Juillet : Rumikon - Stahringen

100 kms / 6h00 / 650 m

C'est toujours un peu compliqué de plier une tente mouillée, et encore plus quand il tombe encore quelques gouttes. Mais c'est ça aussi la vie en voyage. Donc départ humide. En continuant ma route, je vois de plus en plus de touristes, et je croise des cars entiers. La foule des grands jours, et je me demande pourquoi : je suis aux chutes du Rhin et je ne le savais pas… Petit arrêt pour quand même aller voir cette curiosité unique, que des gens bien intentionnés (?) avaient voulu supprimer dans le passé.



Sur la route à un moment je vois de loin un voyageur à vélo. En m'approchant, j'en doute un peu : un vélo d'un autre âge, une guitare dans son dos, un grand parapluie… pourtant il a le reste de l'équipement. Je m'arrête. C'est un hollandais qui est parti comme ça de chez lui, et il essaie de jouer tous les jours de la guitare dans la rue. On fait un petit bout de chemin ensemble. A un moment il s'arrête et me demande si je n'ai pas un peu d'huile. Ce n'était pas du luxe pour sa chaîne. Et en cherchant l'huile, je m'aperçois que le fond de ma sacoche est aussi plein d'huile… C'est la petite bouteille d'huile d'olive qui a fuit. C'est le seul petit récipient de récup que j'avais utilisé, mais voilà : il fallait aussi prendre une bouteille vraiment hermétique… Bonne leçon. Il ne faut pas trop lésiner sur l'équipement dans ce genre de voyage.


Le soir je cherche un endroit pour m'installer, et à peine j'ai trouvé qu'il commence à pleuvoir. Montage sous la pluie. Et donc pas possibilité de chauffer quelque chose pour le repas. Ce sera bretzel, fromage, yaourt et petits gâteaux.  Un peu plus tard, profitant d'une accalmie, je peux chauffer un peu d'eau, en me faisant attaquer par les moustiques. Dans la nuit la pluie va continuer. Ce qui est bien avec cette tente c'est qu'il y a la douche intérieure….Je ne sais pas si c'est un défaut, ou si je la monte mal, mais pour une tente de cette qualité, c'est pas normal. Mais je ne pourrais pas aller revoir le vendeur pour le moment.


             


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