google-site-verification: google306c8b17ea233f46.html

Le RETOUR

Pour voir l'itinéraire :
PARCOURS global



Voilà, c'est fini. 
Je suis de retour chez moi (en vélo) depuis mercredi soir (135 kms dans la journée en plus du programme...)
2 jours avant de se retrouver, ma femme m'avait demandé par téléphone : "Est-ce que tu es content que ça s'arrête ? " Je lui avais répondu "non"... Mais elle avait ajouté une deuxième question "Est-ce que tu aurais voulu continuer ?" Et je lui ai aussi répondu "non".

Je savais qu'il y avait un objectif précis et une date de fin de prévus, donc pas de regret. La mission est pleinement accomplie. Nous avons déjà dépassé les 10 000 euros de dons. Merci à tous ceux qui ont participé. Nous espérions un peu plus, mais la collecte n'est pas finie (il est encore possible d'envoyer des dons).
La première tranche de travaux engagée pour l'école de Shirakamut sera pour le chauffage. Le chantier va commencer à partir du 15 octobre.


Voir pages medias mises à jour
Articles presse écrite
Radio / TV


Mardi 2 Octobre : Yerevan - Lyon
Vol Yerevan - Lyon
Conférence de presse à Villeurbanne - Remise officielle du chèque

Coucher - très tardif (pour mettre à jour les photos), et lever à 5h00. Je dois partir à 6h pour rejoindre le groupe du voyage Espoir pour l'Arménie à l'hôtel et prendre le bus avec eux. 

Nous traversons une dernière fois cette ville de Yerevan, encore endormie à cette heure matinale. Je n'aurais malheureusement pas eu l'occasion de voir grand chose. il faudra que je revienne….

Arrivé à l'aéroport, je décharge mon vélo pour me présenter à l'enregistrement, en espérant que tout va bien se passer. Un employé fait une remarque sur le siège qui dépasse, mais sans plus. Je paie le supplément de ce qui était prévu. Mais au moment de le déposer, problème. L'employé dit que le vélo ne passe pas sur le tapis roulant. Il est trop grand. Et pas moyen de le faire passer autrement, car il doit traverser le scanner de sécurité.

Après de longues discussions, la seule solution est de démonter le siège et refaire une partie de l'emballage. Je fais remonter l'autre sac déjà parti, où il y a les outils (mais finalement je n'en aurais pas besoin). L'avion risque d'être retardé en raison de ce problème, mais ce ne sera pas de ma faute, ils auraient pu s'assurer dès le début de la taille de l'emballage, ou le signaler à l'avance. Je démonte le siège et d'autres bricoles et refait l'emballage. Ouf, ça passe !
Avec ma femme nous rejoignons le groupe qui se demandait ce qui arrivait.

Un vol sans histoires, durant lequel je trie et prépare les photos pour la conférence de presse du jour même. 

Arrivé à Lyon St Exupéry, je suis accueilli par des fidèles amis arméniens. Et comme "par hasard", ce sont les derniers que j'ai vus en partant de France, qui sont les premiers que je rencontre à mon arrivée ! Ari et Paul vont m'aider à préparer le vélo et m'escorter jusqu'au lieu de la conférence. 16h00 : Afin d'aller plus vite, je me libère des sacs et les mets dans le véhicule qui me guide, puis je me remets à pédaler. On dirait que le vélo a un moteur, libéré du poids de 30 kgs de bagages !!

17h00 : tout le monde est là pour célébrer mon arrivée à la Maison de la Culture Arménienne de Villeurbanne. Je suis touché par la présence de tous ces amis connus et inconnus. Après les discours, c'est le direct sur TLM, les interviews, et le partage d'expériences avec les uns et les autres. Et aussi la remise officielle du chèque de 10 000 euros au trésorier de l'association Espoir pour l'Arménie. Un grand moment, quand on pense à tout ce que cela signifie pour ces enfants de Chirakamout. Enfin un chauffage digne de ce nom pour les hivers à -15°. Ce ne sera pas du luxe, pour ces enfants de moins de 6 ans.

La soirée va se dérouler autour d'un excellent repas (arménien) chez Claude et Paul. Ces jours derniers j'ai pu bénéficier de repas "normaux", et je crois que je commence à "m'engraisser " un peu. Quelques heures après encore un coucher tardif (préparation avec Pascal de l'arrivée sur Valence), le réveil sonne et je me lève. Je trouve bizarre que tout soit calme, et la nuit me parait encore bien noire. Bon, la nuit c'est toujours noir. Je commence tout de même à me préparer, mais il me semble que quelque chose ne va pas. Mais oui ! J'ai oublié de changer l'heure sur mon téléphone ! Je me suis réveillé 2h trop tôt. Je me recouche, pour me relever à 6h00. 



                       TLM TV Lyon le direct le 2 octobre








                   Remise du chèque à Villeurbanne


                  La conférence à la Maison de la Culture Arménienne (Villeurbanne)



Mercredi 3 Octobre : Lyon - Valence - Montélier 
140 kms / 6h 40 / 180 m
7h30 : Interview ESSENTIEL radio
17 h : Accueil officiel organisé par la Mairie de Valence - Conférence de presse

Le matin nous nous rendons dans les locaux de ESSENTIEL radio pour l'interview qui était prévue à 7h30. J'en profite pour visiter tout leur complexe qui est vraiment formidable. 
Et je reprends mon vélo, à nouveau chargé, pour la dernière étape, la finale, de ce long périple. Exactement le même parcours que la première étape de ce voyage. Cette journée de transition va me permettre d'arriver en douceur, et de me préparer à retrouver la vie d'avant. Est-ce que j'en ai envie ? De toute façon je n'ai pas le choix.

Alors que je sors de Lyon, je me dis que je vais retomber dans l'anonymat, et que les contacts le long de la route risquent d'être plus rares ou inexistants. Quelques voitures m'ont fait des appels de phare (par amitié ou pour m'avertir d'un radar ??!), ou des chauffeurs m'ont salué. Mais ce n'est pas ce que je vivais dans d'autres pays. Nous sommes dans une nation où la spontanéité et les relations sont conditionnés par une vie programmée et calibrée. Pas de place pour l'aventure. Peu de place pour prendre du temps pour l'autre. 
Je suis là dans ces pensées quand j'ai une envie pressante… Je gare le vélo et m'abrite derrière un bosquet. Quand je reviens, un employé de l'usine d'en face s'est approché de mon vélo, et à l'air bien intrigué. Je lui explique mon parcours, et il n'en revient pas. Et là, au fil de cet échange, je retrouve ces relations que j'ai connues dans d'autres lieux. Il me propose de m'inviter à boire quelque chose, mais contre mon gré je décline l'invitation, car le temps est compté. Il regarde, ou plutôt inspecte mon vélo, et trouve qu'il manque de graisse. Ni une ni deux, il part vers son atelier et revient avec une bombe de graisse. Et minutieusement, il s'occupe de la chaine et du dérailleur. Quelle attention ! Moi qui quelques instants auparavant regrettait ce genre de rencontre, voilà que ces événements prouvent le contraire, ici en France. Un de ses collègue le rejoint, et lui a déjà un voyage à vélo à son actif en Amérique du Sud. Il rêve tous les jours de repartir, et projette un voyage en Nouvelle-Zélande pour 2014. Ma présence attise dans ses yeux cette étincelle qui fait revivre ses souvenirs, et s'il le pouvait, il serait déjà reparti.

Mais voilà, l'heure avance et il faut que je reparte. Pas le temps de prolonger ces moments uniques. Heureusement, comme je connais la route, je n'ai pas besoin de regarder la carte. Pendant un moment, je me demande si je vais m'arrêter pour faire un petit coucou chez les amis qui m'ont hébergé pour la première nuit à Condrieu. Mais je crois que le temps est court, et il faut que j'avance. En calculant, je me rends compte que le chrono tourne, et que je suis en retard… Plus de kilomètres que prévu, en plus du départ tardif et de l'arrêt prolongé. Alors pas le choix, il faut foncer. Moi qui rêvait de faire cette étape tranquillement, en faisant le point sur ces semaines de voyage, et préparer la conférence de l'arrivée, c'est raté. Il faut tenir la moyenne, sinon les valentinois vont m'attendre. Donc ce sera une vitesse régulière entre 20-25 km/h tout le long, préoccupé par la montre. Pas trop le temps de laisser vagabonder mes pensées. En chemin je rencontre un autre cylo-voyageur. Lui est en période de test, et il part dans 15 jours pour la Turquie puis l'Iran et l'Inde. Avec un vélo à 80€, et les bagages réduits au minimum : 2 sacoches plus une tente. Pas de popote : c'est le restau qui est prévu tous les jours. On échange nos expériences et on se suit pendant quelques dizaines de kilomètres avant de se perdre de vue. Bon voyage l'ami !

C'est bientôt la fin. Les larmes me montent aux yeux quand je pense à toutes ces rencontres et ces émotions vécues et partagées ces semaines passées. Mon regard sur les gens et le monde sera probablement différent.  J'aimerais retrouver cette spontanéité, cette simplicité des relations. Mais comment le vivre quand chacun est enfermé dans sa voiture, stressé par son programme incompressible et ses obligations professionnelles, conditionné - souvent inconsciemment, moi y compris - par la pression des médias ? C'est la fuite en avant pour le "toujours plus". Mais plus de quoi ? De mieux vivre ou d'anxiété, de contraintes ou de liberté, de bien-être matériel ou de satisfaction morale ? Sachons de temps en temps nous libérer d'un agenda parfois trop chargé, et faire le point sur notre vie. Apprenons à savourer la vie, et les relations impromptues. Réapprenons à vivre. Allez, partez faire un tour du monde à pied ou à vélo, et regardez le ciel et la nature !!  Le vélo peut être un bienfait pour votre santé. (dernière étude).

Mais le monde réel (lequel est le plus réel ?) m'attend.
Ce sera un parcours non-stop à fond de 12h à 16h45, jusqu'à l'entrée de Valence. Un peu avant, je suis rejoint par Roger à Tain (il m'avait aussi accompagné au départ) que j'ai failli rater car j'ai abandonné l'itinéraire officiel de la ViaRhona pendant 1 ou 2 kms… Mais avant de me rendre place St Jean, je fais un détour par le square Charles Aznavour, lieu du départ le 21 juillet. Pour vraiment boucler la boucle et pour l'histoire. Et c'est sous les applaudissements des amis, de la famille, des officiels qui sont là que je suis accueilli chaleureusement. Un énorme merci à tous ceux qui étaient présents. Une sensation étrange m'envahit. Me voilà de retour, et je n'ai pas l'impression d'être parti aussi longtemps. J'ai pédalé quelques semaines en traversant quelques pays, c'est tout. Je n'ai pas l'impression d'avoir réalisé un si grand exploit que ça, contrairement à ce que l'on me dit.
Après les discours, les photos, les questions, c'est encore le temps des interviews.
Je suis heureux de retrouver tous ces visages connus, et revoir la famille après ces longues semaines. Mais la petite Emma, qui a eu 2 ans pendant mon absence, a un doute sur son papy. Est-ce que c'est toujours le même ? C'est quoi tous ces poils sur sa figure ? Elle n'osera pas m'approcher de la soirée…

Et enfin le retour à la maison, dans la nuit qui vient de tomber. Je tiens à faire ces derniers kilomètres comme je suis parti. Avec tout mon équipement, et en vélo jusque chez moi, du point ou j'ai démarré le 21 juillet. Pour mettre un point final à cette épopée. Pour vraiment savourer jusqu'au bout cette escapade, et finaliser la mission à laquelle j'ai été appelé. C'est vraiment la fin, en tous cas de cette aventure.

Merci de m'avoir accompagné à distance. Merci de m'avoir suivi sur le blog. Je suis étonné de tous ceux qui ont lu régulièrement mes histoires, et suivi mon parcours. Peut-être que j'en ferais un livre.

Mais en attendant, je suis disponible pour venir vous raconter cette aventure de vive voix, avec mes photos et vidéos.

Un grand merci aux partenaires qui ont facilité ce voyage, et en particulier : PATAGONIA, AZUB, AU VIEUX CAMPEUR, la VILLE DE VALENCE.

Merci à tous ceux qui m'ont hébergé et nourri tout au long de la route dans les différents pays.

 




                   A Feyzin. Merci l'ami !

Photo Patrick Gardin

Accueil par le Maire de Valence, Mr Alain Maurice


Joël et Anna, mes enfants


Une partie des personnalités et journalistes présents


Avec le président de l'Office des Sports, Mr Jean-Marc Abattu


Une partie du public


Mes collègues de travail


Mon épouse


Emma, un peu dubitative sur la nouvelle tête de son papy... c'est vraiment lui ?


                                                                               Mon frère Jean-Luc


Avec France-Bleu, Chérie FM, RCF

Gilbert Leonian, représentant d'Espoir pour l'Arménie

Pascal Portoukalian, coordinateur de l'événement


comments powered by Disqus

« YEREVAN LE VOYAGE FRANCE ARMENIE LE BILAN »


Commentaires Faceboo